02 avril 2011
REVISION DE LA CCN 51 : SUR LE CHEMIN DE LA RUPTURE
La CFTC prend acte de la décision de l’Assemblée Générale de la FEHAP de jouer les prolongations jusqu’en juin des pseudo-négociations sur la révision de la 51. Il s’agit là d’une première victoire pour les salariés.
La CFTC avec FO et la CGT, durant les arrêts de ce jeu, et avant le vote de leur AG, ont tenu à rencontrer les représentants patronaux afin de les mettre en garde sur les risques encourus, s’ils persistaient dans leur volonté de restreindre le cadre collectif de la Convention Collective. Peine perdue, le président DUBOUT n’a même pas daigné rencontrer les partenaires sociaux, laissant le soin à son directeur de conduire les faux semblants d’une discussion.
Lors de l’entretien, la CFTC a rappelé que le devenir de notre secteur associatif ne pourra pas se faire en continuant ainsi de mépriser les salariés. Il se fera avec et non pas sans les salariés. Depuis 10 ans, la seule ligne politique de la FEHAP a été de diminuer les coûts salariaux
· par une baisse continue du pouvoir d’achat ;
· par des restructurations en supprimant du personnel ;
· par la remise en cause des accords 35h ;
· par le décrochage de la parité avec la Fonction Publique.
Et là, quand la CFTC souhaite une juste reconnaissance des nombreux efforts accomplis, l’Assemblée Générale de la chambre patronale lui répond par un chantage à la dénonciation.
Les salariés ont atteint le point de rupture entre l’acceptable et le non recevable. En agitant ainsi maladroitement, en toile de fond le chiffon rouge d’une dénonciation, plutôt que d’emprunter la route de la sérénité dans les débats, la FEHAP a décidé de s’engager résolument sur une pente dangereuse qui va mettre le feu dans les établissements. Elle devra donc assumer les conséquences à venir de ses choix.
Pour la CFTC, la qualité des soins réclamée par les pouvoirs publics ne se fera pas sur le dos des personnels et ne passera pas davantage par la restriction des moyens.
En aucun cas, la CFTC ne signera un accord qui viendrait réduire l’existant.
Votre contact : Michel Rollo : 06 50 04 06 56











